Non aux licenciements et aux pressions !

Les organisations syndicales UGTT (Tunisie), UMT (Maroc), CGT-E (Espagne), STCC (Portugal), SUD PTT (France) ont pris connaissance des tensions actuelles dans les centres d’appels au Cameroun.

A Intelcia, filiale de l’empire Drahi (Groupe Altice) ce sont plusieurs dizaines de salarié-es et élu-es qui viennent de recevoir un courrier de licenciement pour des motifs fallacieux ou disproportionnés. Par exemple, un simple appel de moindre qualité, après plusieurs années de bon et loyaux services, a amené à un licenciement pour certains et à des mises à pied de plusieurs dizaines de jours pour d’autres.

On imagine bien que si la moindre baisse de qualité devait amener ce type de sanctions, il n’y aurait plus beaucoup de salarié-es dans les centres d’appels ou ailleurs… D’ailleurs, si ce type de sanction continue d’être appliqué à la direction du groupe au Cameroun ou au niveau International, il n’y aurait plus grand monde vu les manquements aux droits répétés (Prélèvements illégaux sur les salaires des travailleurs, jours fériés…).

Cette vague de licenciements pose plusieurs questions sur les choix stratégiques d’Intelcia et de son principal donneur d’ordre au Cameroun (l’opérateur téléphonique SFR filiale du même groupe (Altice).

Nous, syndicats des centres d’appels apportons tout notre soutien au salarié-es d’Intelcia et à leur syndicat local, SYNTIC. Nous condamnons la vague de licenciement qui a lieu actuellement au sein d’Intelcia et ses méthodes de management. Méthodes qui rappellent d’ailleurs étrangement l’actualité d’une autre entreprise sous-traitant des appels français basée au Cameroun « Interstis », nous apportons là aussi notre soutien aux salarié-es.
Intelcia Cameroun ne peut ni refuser catégoriquement de respecter les lois de la République du Cameroun, ni les conventions de l’OIT (Organisation International du Travail).

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Nos camarades ont déjà été sous le coup de sanctions disciplinaires et discriminatoires (mises à pied sans salaire, avertissement, blâme…) La direction persiste et signe. Nos camarades sont de nouveau frappés par de nouvelles sanctions. Les élections CSE dès la rentrée sont un motif de plus pour cette direction de vouloir faire taire à tout prix ces militants SUD. Tous les moyens leurs sont bons pour tenter d’éliminer SUD lors de ces prochaines élections.