3 responsables de Sud Poste 92 mis en examen

Alors qu’ils sont en grève depuis le 26 mars 2018, trois postiers des Hauts de Seine viennent d’être mis en examen.

Plus de cinq ans après les faits reprochés, consécutifs à une entrée dans le siège de l’entreprise en 2014, nos camarades risquent une comparution au pénal. Après des années de silence la justice s’agite soudain, au grand bonheur de la direction de La Poste qui doit cependant regretter qu’aucune mesure d’éloignement des sites postaux n’ait été appliquée.

Les motifs des mises en examen prêteraient presque à sourire puisqu’ils naviguent entre l’incongru et le mensonge. Entre la violation de domicile (on ne savait pas que le siège du groupe était aussi une résidence secondaire) et la « violence volontaire sur une personne dépositaire d’une mission de service public » (la responsable sécurité du siège), qui s’est mise en arrêt plus d’une semaine après avoir été soit disant « bousculée », on hallucine sur les griefs.

Rappelons que dans le même temps et ces dernières semaines, la direction de La Poste a couvert un cadre qui a cassé le nez d’un gréviste. Elle a multiplié les provocations envers les grévistes, appuyée en cela par la justice dans ses règlements de comptes avec les militant·e·s. Nul doute que cette mise en examen est un petit coup de pouce du gouvernement qui intervient contre les grévistes, dans la droite ligne de Muriel Penicaud qui a autorisé le licenciement du secrétaire départemental de SUD poste 92 en mars 2018. L’hebdomadaire Politis titre d’ailleurs cette semaine « l’équation macroniste : militant = délinquant ». Nous refusons que cela devienne un théorème.

Cette mise en examen de nos trois camarades est le résultat d’une justice téléguidée. La Fédération SUD PTT exige que Brahim Ibrahimi, Gael Quirante et Mohamed Ziani soient immédiatement disculpés des accusations grotesques qui ont donné lieu aux poursuites. Le règlement des conflits du travail ne sera pas trouvé dans la judiciarisation, on n’éteint pas le feu avec de l’huile. Ceci est d’autant plus vrai que des négociations se poursuivent depuis quelques semaines entre la Direction de La Poste, sa direction des Hauts de Seine, la fédération SUD PTT et son syndicat départemental.

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