VENTE DE SFR : LES SALARIÉ·ES NE SONT PAS À VENDRE

Depuis des semaines, les rumeurs, les annonces partielles et les déclarations floues se multiplient autour de la vente de SFR.
Pendant ce temps, les salarié·es restent dans le brouillard. Aucune réponse claire.Aucune garantie sérieuse.Aucun engagement ferme sur l’emploi.

La fédération SUD PTT alerte : derrière les discours financiers et les opérations de cession, ce sont des milliers d’emplois, des métiers, des droits sociaux et l’avenir industriel du secteur télécom qui sont directement menacés.

Lors du dernier Comité de Groupe, les questions portées par SUD n’ont même pas pu être posées, faute d’un temps de parole suffisant. Inacceptable. Dans une période d’une telle gravité, le dialogue social ne peut pas être muselé pendant que se discutent, dans l’ombre, des opérations pouvant bouleverser la vie de milliers de salarié·es.

Nous posons publiquement les questions que la direction évite : Les fréquences mobiles de SFR sont-elles à vendre ? La marque SFR est-elle condamnée ?Un démantèlement par morceaux est-il déjà engagé ? Quels transferts d’activités sont prévus ? Combien d’emplois sont menacés ? Quelles garanties concrètes pour les salarié·es de l’UES SFR ? Quels impacts sur les conditions de travail, les statuts et les acquis sociaux ?

Le silence de la direction devient un message en lui-même.
Quand une entreprise refuse de répondre sur l’emploi, c’est rarement bon signe. SUD refuse que les salarié·es découvrent leur avenir par voie de presse, par rumeur ou une fois les décisions déjà ficelées.

Nous ne laisserons pas faire un éventuel découpage, une casse sociale ou une opération purement financière sur le dos des salarié·es qu’ils travaillent pour SFR, une société du groupe Altice ou des sociétés sous-traitantes.

La fédération SUD PTT exige immédiatement :
- la transparence totale sur le projet de cession
- des réponses écrites aux organisations syndicales
- des garanties fermes sur l’emploi et les activités
- le maintien des droits sociaux collectifs
- un véritable dialogue social

Si la direction persiste dans l’opacité, SUD prendra toutes ses responsabilités. Information des salarié·es.Interpellation publique.Mobilisation.Actions syndicales.

Les salarié·es ne sont ni des lignes comptables, ni des actifs cessibles.
SFR ne doit pas devenir le nouveau laboratoire de la casse sociale dans les télécoms.

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