L’humanité de La Poste part-elle en fumée ?
28/07/2026Imaginons que l’empreinte humaine sur la planète, et son corolaire, la déforestation, aille jusqu’à sortir un coronavirus de Chine, tuant les personnes par millions, mettant à l’arrêt la moitié de l’activité économique…
Auriez-vous demandé aux collègues un dispositif « heures perdues » ou bien encore de pose de RC/CA ? Non, vous avez accordé des ASA.
Imaginons que l’empreinte humaine sur la planète, et son corolaire, la tempête, provoque un raz-de-marée s’abattant sur toute une côte de la façade Atlantique, charriant un flot de destructions d’habitations et coûtant la vie à 65 personnes.
Auriez-vous demandé aux collègues un dispositif « heures perdues » ou bien encore de pose de RC/CA ? Non, vous avez accordé des ASA.
Imaginons que l’empreinte humaine sur la planète, et son corolaire, une crue, provoque des inondations dramatiques dans le Gard, entrainant la disparition de 22 personnes…
Auriez-vous demandé aux collègues un dispositif « heures perdues » ou bien encore de pose de RC/CA ? Non, vous avez accordé des ASA.
Ce qui se passe en Gironde, mais aussi dans le Var, en Corse et dans plein de points du territoire, est le résultat là encore de l’empreinte humaine sur la planète, des émissions de gaz à effet de serre, des dômes caniculaires, de sécheresses donnant aux sols un aspect de poudrière.
Alors, comme pour les exemples dramatiques cités, La Poste doit mettre de côté sa recherche de réductions des coûts et accorder les mêmes ASA qu’auparavant. Pas de cynisme ni de profits dans la période alors que des pompiers meurent au travail et que des gens perdent absolument tout. La Poste, entreprise à missions de services publics, qui met en avant sa politique RSE et son inclusion sociale, doit montrer l’exemple.
La responsabilité est collective. Le capitalisme et le libre-échange accumulent les tares qui expliquent le dérèglement climatique : extractivisime, productivisme, consumérisme. A ces tares, La Poste permet les paiements en ligne et leur livre les marchandises par colis. Nous ne pouvons pas regarder brûler les forêts sans nous regarder dans le miroir des responsabilités. Les reflets y sont nombreux certes, mais nous y sommes.
Aussi, SUD PTT demande à l’entreprise non seulement d’abandonner les mesures liées aux heures perdues, alors que nous comptons les êtres sensibles perdus, mais aussi d’augmenter le protocole sinistre pour nos collègues touchés de plein fouet par la morsure du feu. De plus, les fumées toxiques menacent la santé des agents sur toutes ces régions balafrées par les incendies.
Nous revendiquons le souci de la protection des humains. Les personnes dites « à risque » doivent être là aussi en ASA éviction, les collègues exposés ne doivent prendre aucun danger, tout en étant dotés de masques et de purificateurs d’air. Maintenant, tout de suite, sinon, les droits de retrait deviendront la seule solution et SUD les accompagnera.
Nous pensons également aux collègues évacués en plein congés annuels : leur recréditer des CA alors qu’ils subissent des dommages irréparables honorerait l’entreprise à capitaux publics.
Enfin, nous réitérons notre volonté que tous les bénévoles postiers participant aux actions de protection civiles soient immédiatement mis à disposition. La 1ère des urgences revient à sauver ce que nous avons détruit. Nous devons bien ça à la nature…

