+ 20% pour les patrons, des miettes pour les postier·es : ça mérite une grève !
11/09/2026La direction va verser au mois d’octobre une primette de 150 euros bruts de partage de la valeur (PPV) ● Prétexte : Augmenter les salaires est impossible ● Pourtant, en pleine austérité salariale les 10 plus gros salaires de la boite se sont offerts une augmentation de quasi 20% sur 2025 ● Un scandale qui doit nous faire réagir !

Avec une rémunération brute mensuelle qui tourne désormais autour de 60 000€ pour les dix plus gros salaires de La Poste, les augmentation misérables des postier·es au titre des NAO 2025 passsent vraiment très mal. C’est une véritable provocation pour les postier·es abonnés à des années d’austérité et au gel du point d’indice. On rappelle que le montant de la primette de 150€ du mois d’octobre va peser à peine 1,3% du 1,11 Milliard d’€ de profits de La Poste en 2025. C’est ça leur idée du partage de la valeur ?
Il est grand temps de se bouger
La rentrée sociale 2026 nous donne des occasions de se mobiliser, notamment pour la journée fonction publique le mardi 29 septembre. Nous pensons que cette première journée peut être un point d’appui pour porter l’urgence de la hausse des salaires tant pour les fonctionnaires que pour l’ensemble des travailleurs de La Poste SA. Les pompiers veulent faire de cette séquence un moment de lutte contre l’austérité budgétaire. Alors que les cheminots et de plus en plus de professions se posent la question de comment réagir, nous pensons que les postier·es ont toute leur place dans cette mobilisation qui porte largement la défense des services publics.
Ecologie et luttes sociales
Alors que le réchauffement climatique frappe de plein fouet nos conditions de travail, La Poste profite de ces épisodes caniculaires pour “apurer” la dette sociale en volant des CA ou pire en appliquant le dispostif des heures perdues. Ce n’est pas aux postiers de payer leur crise climatique, d’autant que La Poste se classe parmi les premiers pollueurs français avec son concept européen du tout routier.
Comme lors de la pandémie, nombre de postier·es se retrouvent en première ligne en cas d’intempéries et la spirale des aléas climatiques va aller en s’empirant. La grande marche pour le climat du samedi 26 septembre organisée partout en France doit être l’occasion de porter nos revendications syndicales tant sur l’obtention des congés climatiques que sur des limites de températures.
Lier les questions de justice sociale et climatique, c’est possible.
Les patrons de La Poste nous vendent un tableau assez catastrophiste de La Poste avec des missions de services publics présentés comme des boulets pour le groupe qui vise plus de 2 milliards de profits d’ici la fin de la décennie. Des projections qui reposent largement sur la démolition du service public et de l’emploi public sans qui La Poste ne serait rien. Ne les laissons pas faire.

