Bilan social 2011 de La Poste

11 mai 2012

La confirmation d’une situation sociale alarmante

Le rapport social 2011 de La Poste, présenté ce 11 mai au Conseil d’administration, est l’illustration du malaise social qui sévit dans cette entreprise.

Le mal-être des postières et des postiers était déjà très visible à la lecture du bilan social 2010. La situation ne s’est nullement améliorée. Comment aurait-t-il pu en être autrement puisque 10 054 emplois ont encore été supprimés en 2011 ? Cette hémorragie explique en grande partie la chute de la qualité de service au courrier qui a engendré l’augmentation de près de 50 % des réclamations.

Malaise social, c’est très grave !

Le nombre de jours d’arrêt de travail pour maladie (plus de 22 jours par an et par agent), identique à l’année derniere, reste à un niveau hors-norme. La réaction de Jean-Paul Bailly, se réjouissant de cette situation dans la presse, est totalement déplacée. L’an dernier déjà, la direction de La Poste était dans le déni en expliquant que l’explosion du nombre d’arrêts maladie était, notamment, liée à une météo rigoureuse en 2010. Malgré les événements dramatiques de ces derniers mois, les patrons de La Poste refusent toujours de voir la réalité !

La précarité, au galop !

Depuis des années, les dirigeants de La Poste se vantent d’un prétendu modèle social basé sur le CDI à temps complet. La réalité est, sur ce point également, bien éloignée des propos des dirigeants… Ainsi, La Poste a employé 13 767 CDD en 2011, ce qui représente 6,1 % de l’effectif total, soit une progression de plus de 18 % en un an ! Dans un contexte de suppressions d’emplois massives sur fond de crise économique et sociale, ce développement de la précarité est totalement inadmissible. Il l’est d’autant plus dans une entreprise « 100 % publique » qui, à ce titre, devrait être exemplaire !

L’austérité, toujours !!

Le salaire moyen des postier-es a connu une progression moindre que l’inflation. Ainsi, plus de 41 % d’entre eux émargent à moins de 1 600 euros par mois. Dans ce contexte, le salaire du président de La Poste est totalement indécent. Pour illustrer cette indécence, il perçoit en un an ce dont les plus bas salaires de l’entreprise devront se contenter pour l’ensemble de leur carrière ! Aujourd’hui, le Conseil ne décidera pas de ce sujet devenu « sensible » qui ne figure plus à l’ordre du jour.

La tutelle de La Poste doit prendre toute la mesure de la violence au travail qui a été engendrée par dix ans d’une stratégie exclusivement orientée vers la performance financière. Le rapport social 2011 est une nouvelle démonstration d’une politique antisociale à laquelle il est grand temps de mettre un terme !

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Communiqué sur le bilan social 2011 de La Poste
Communiqué de presse

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