SFR ... un mariage et combien d’enterrements ?

vendredi 14 mars 2014 par Philippe

Communiqué de la fédération SUD

Il aura fallu deux ans pour entrevoir une possibilité de retour à trois opérateurs majeurs dans le monde des Télécoms. Quelle que soit la sortie du duel Altice (Numericable) Bouygues, le débat sur la pertinence d’un marché aussi fragmenté a été relancé par l’Etat. Nul doute que la volonté du gouvernement de voir naître un EADS des Telecoms Européen rentre dans ce choix politique de pacifier le marché hexagonal.

Depuis l’annonce officielle de la mise en vente de SFR, l’ensemble des intervenants, du gouvernement aux grands patrons en passant par les analystes économiques de la libre concurrence y va de son pronostic pour désigner son gagnant. En même temps, ils s’accordent pour promettre que l’emploi ne sera pas impacté... que les prix n’augmenteront pas... et pour finir que le développement de la fibre continuera.

Pour le syndicat Sud PTT, le bilan réel des politiques sur le secteur des Telecom, que ce soit chez les opérateurs ou chez les sous traitants, est désastreux pour l’emploi mais aussi pour la santé des travailleur-seuses : 1100 postes supprimés en 2013 chez SFR, 24 800 départs prévus d’ici 2017 chez Orange, 8000 emplois en moins de deux ans dans les centres d’appel... Quant à celles et ceux qui restent, il a fallu s’adapter à la dégradation des rythmes de travail et des cadences. Le mal être est de plus en plus important chez des milliers de salarié-es.

Ce retour à trois ou l’arrivée d’Altice ne modifiera pas les règles du jeux où seul-es les salarié-es et les usagers seront les perdant-es. Encore une fois le low cost risque de ne pas être une avancée pour les citoyens sur le long terme.

Pour Sud, l’état doit obliger les opérateurs télécoms à maintenir l’emploi avec des embauches, aucun licenciement et des conditions de salaire et de travail décentes sous peine de retrait des fréquences attribuées. La mise en faillite récente du prestataires Call Expert par le groupe Vivendi démontre qu’aujourd’hui les gesticulations ne suffisent plus. L’état doit donc prendre toutes ses responsabilités tant chez les opérateurs que chez les prestataires.

Sud revendique que le mariage de SFR ne s’accompagne d’aucune suppression d’emplois chez les opérateurs et leurs sous-traitants. Nous réclamons une politique salariale à la hauteur du développement du secteur des télécoms, des conditions et une organisation du travail au coeur des préoccupations des entreprises.


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