Arvato Lens : retour en fanfare

jeudi 21 février 2013 par Philippe

Alors que la population des centres d’appel est composée essentiellement de femmes, il existe très peu d’entreprises ayant des accords égalité professionnelle.

Pour certains patrons, le fait que les femmes puissent occuper un emploi est déjà la preuve de l’égalité... Or, on constate souvent que les femmes sont majoritaires à la base et disparaissent progressivement en montant dans la hiérarchie. Les équipes syndicales ne sont pas non plus toujours très actives dans ce domaine. Composées bien souvent exclusivement de "mecs", elles oublient parfois cette question dans les négociations salariales ou dans les accords à négocier...

Un accord d’égalité professionnelle existe dans la branche des prestataires des services mais il reste peu utilisé. Sans être innovant, il apporte un plus par rapport à la convention collective. Le syndicat Sud a poussé dans un certain nombre d’entreprise les négociations d’accord d’égalité professionnelle comme à B2S où nous avons, il y a plusieurs années, carrément proposé un accord entiè́rement écrit à la DRH. Mais dans certaines entreprises, les directions ignorent volontairement les droits des femmes au travail qui existent au niveau français ou européen. Alors négocier un accord d’égalité professionnelle, c’est presque une utopie !

Un exemple de situation insupportable : il est souvent difficile de revenir après une longue période d’absence surtout quand cette période est un congé de maternité... Et bien c’est encore plus vrai à Arvato Lens, puisqu’à peine la fin légale du congé, une salariée s’est vue imposer des horaires du soir dès sa première semaine. Et là, il faut bien admettre qu’Arvato Lens ne recule devant rien pour augmenter soit l’autonomie du bébé, soit l’absentéisme et le turn over puisque la salariée a terminé son travail à minuit !

Autant le dire, pour les chambres d’allaitement obligatoires dans les entreprises de plus de 100 salarié-es, nous en sommes loin... Il nous semble, à nous syndicat Sud, important de favoriser un retour dans la douceur sans véritable cassure pour l’enfant et la mère et que plus largement, la vie privée des salarié-es doit être prise en compte dans l’organisation du travail.

Mais face à cette multinationale plutôt connue pour son absence totale d’avancées sociales, que pèse un enfant qui pleure ? C’est dans ce contexte que Sud vient de s’implanter dans cette entreprise ou jusqu’à présent, la notion de travail décent n’existe pas vraiment et le partage des richesses se limite au SMIC obligatoire. On y va pour que ça change !


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