1 emploi sur 5 voué à disparaître chez Teleperformance

vendredi 20 août 2010 par Philippe

Depuis la fusion réalisée en France en 2009, Teleperformance a déjà supprimé près de 20% des emplois dans ses filiales françaises.

Avec le nouveau Plan Social annoncé le 1er juillet 2010, le Groupe prévoit encore la disparition de près d’un emploi sur 5. Sur les 7000 salariés de l’entreprise, 1200 sont des intérimaires, 700 de ces salariés précaires resteraient en poste alors que 700 emplois pérennes seraient supprimés. Cherchez l’erreur !

De 8700 salariés début 2009, le groupe Teleperformance veut débuter 2011 avec seulement 5800 travailleurs dans ses centres français : 1 emploi sur 3 disparu en deux ans, au service d’un Groupe qui fait 88 millions d’euros de bénéfices. Les mêmes ont osé expliquer à la presse que le nouveau chiffrage de leur Plan « préservait » des emplois : ce sont bien là des méthodes de charlatans.

La direction de Teleperformance, convoquée par le ministre Laurent Wauquiez, aurait même menacé de fermer toute activité en France si l’Etat avait des velléités d’intervenir, et fait planer le même type de menace si les salariés se mobilisaient de façon trop visible. Mercredi 18 Août dernier, à l’occasion de la reprise de la réunion du CCE sur le projet, le syndicat SUD a appelé à une mobilisation nationale, laquelle a été forte dans les deux centres qui ont la plus grande expérience des luttes : Pantin (93) et Lyon (69). Ailleurs, l’effet des vacances s’est fait sentir et la direction a voulu intimider les salariés pour entraver leur mobilisation. Le 17 Août, la direction de TELEPERFORMANCE écrit ainsi dans une note d’information interne : « la direction prendra toute initiative, notamment disciplinaire et judiciaire pour s’opposer à toute action (présumée illicite) ne relevant pas du droit de grève », sous-entendant de manière inacceptable que l’appel à la grève de SUD était une incitation à commettre des actions illicites.

Nous rappelons à ces patrons que le droit de grève est un droit constitutionnel et que SUD est (lui) effectivement respectueux des lois. Alors que le gouvernement s’est déjà alerté d’une telle politique de destruction des emplois en France par le leader mondial et français des centres d’appels, le droit à l’expression des salariés de Teleperformance est inaliénable.

Tous les jours, les conseillers et techniciens répondent au téléphone aux usagers des opérateurs téléphoniques et Internet, et - aujourd’hui que leurs emplois sont menacés – il est de leur devoir d’alerter la population et les pouvoirs publics des agissements dont ils sont victimes de la part de leur patron-voyou.

A Orléans et à Lyon, Teleperformance a déjà prévu 165 départs supplémentaires dus à des « démissions ou actes d’insubordination caractérisée », ces salariés ne percevant aucun des droits liés au Plan de Sauvegarde de l’Emploi. La seule réponse de Teleperformance à toutes nos interrogations légitimes sera-t-elle de criminaliser le mouvement social ? C’est un peu court pour une entreprise dont le modèle économique est fondé sur la délocalisation d’une bonne part des activités : le « déficit de 36 millions d’euros » qu’ils annoncent avec fracas ne prend pas en compte les bénéfices faits sur les appels délocalisés. Le syndicat SUD soutiendra toutes les actions des salariés en lutte chez Teleperformance, car nous présumons - nous - que toutes ces actions seront responsables et pacifiques.

SUD dit non au projet du directoire de TELEPERFORMANCE, exige le maintien des sites, le gel des nouvelles délocalisations programmées et, si nécessaire, la relocalisation des activités de l’Off-shore vers la France. Nous continuerons à interpeller les donneurs d’ordre SFR, Orange ou Bouygues Telecom, car tous les centres concernés par la réorganisation travaillent aujourd’hui pour ces opérateurs. Par leur participation active à la politique de délocalisation des appels, ils sont co-responsables de l’avenir de tous les salariés dont l’emploi est menacé.

Teleperformance ne sait « préserver » que les bénéfices pour ses actionnaires !

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Restructurons leurs profits
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TP : redressement ou sabordage
Communiqué fédéral du 30 aout

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31 août 2010
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