7 mai 2010
Une telle politique occasionne une augmentation de la souffrance au travail. Souffrance bien réelle pointée par des assistants sociaux et des médecins de prévention avec un accroissement du nombre de dépressions, d’arrêts maladie, de prises de médicament.
Cette semaine, un postier a tenté de mettre fin à ses jours en Isère, tandis qu’un autre s’est suicidé dans l’Yonne.
Dans le premier cas, la famille a porté plainte estimant que La Poste était responsable de cette tentative.
Depuis plusieurs mois les tentatives ou les suicides se multiplient, Rouen, Nice et dans la Meuse en sont les derniers cas. Il est certes difficile et très délicat d’établir automatiquement des liens avec l’environnement professionnel, mais les témoignages de postiers et de proches confirment que la mauvaise qualité des conditions de travail et le management à La Poste contribuent à la survenance de ces drames.
Si l’on y ajoute les tentatives (3 à Marseille, une dans l’Orne, une à Blois), la situation devient alarmante.
La fédération SUD-PTT demande l’arrêt des réorganisations et la convocation sans délai d’un Comité Nationale HSCT sur l’impact sur la santé des agents avec un véritable rapport des assistants sociaux et des médecins de prévention.
La fédération SUD-PTT demande que ces suicides ainsi que les tentatives soient reconnus comme des accidents de travail,
La Poste ne doit pas se dédouaner de ses responsabilités et faire comme si elle n’en avait pas
En mars nous disions : "Ne rien faire nous rendrait complices de prochains drames à La Poste".
L’annonce d’au moins 50 000 suppressions de postes dans les 5 prochaines années, sacrifiés sur l’autel du plan « Ambition 2015 » nous font craindre le pire. La Poste ne doit pas prendre la même voie dramatique qu’a suivi France Télécom, qui commença en 2002 par le plan « Ambition » de Thierry
BRETON, PDG de France Télécom à l’époque.