Rupture des négociations à La Poste des Hauts de Seine

Le directeur du courrier du 92 vient de prendre une lourde responsabilité en mettant fin, de fait, aux négociations en cours avec les grévistes de ce département et notre syndicat départemental.

Il y a 3 semaines, notre fédération était intervenue auprès du président de La Poste, Philippe Wahl, afin de renouer le dialogue entre cette direction et les grévistes. Plusieurs contacts ont eu lieu et deux séances ont pu se dérouler dans un cadre défini : la direction départementale, les grévistes et en observateur la direction nationale de la Poste et la fédération SUD PTT.
Les premiers retours sans être optimistes permettaient d’espérer une sortie rapide pour toutes les parties et notamment pour les usagers qui pâtissent de l’enlisement de ce conflit.

C’était sans compter sur le directeur du Courrier des Hauts-de-Seine qui n’a jamais apprécié que ses patrons l’obligent à s’asseoir à la table des négociations. Depuis 3 semaines, il cherche par tous les prétextes voire des provocations à faire capoter le dialogue entamé. Son plus haut fait d’armes étant la petite publicité concoctée avec le député de LREM, M Gabriel Attal, dans les colonnes du Parisien il y a 10 jours.

Aujourd’hui, il s’insurge contre le fait que les grévistes visitent des bureaux de poste du département afin d’informer les personnels non grévistes sur l’état d’avancée des négociations.
Cette tentative d’interdire la libre circulation des représentants syndicaux n’est pas nouvelle dans ce département. Et dans un cadre, où l’exercice du droit syndical à La Poste ne s’appuie sur aucun texte réglementaire depuis l’annulation du dernier accord en 2006, ce sont le plus souvent des jurisprudences qui depuis plus de 10 ans rythment le fonctionnement de cette liberté pourtant fondamentale. Et notamment dans le cas présent, c’est une jurisprudence de 2009 qui permet selon le juge, aux grévistes de s’adresser aux non-grévistes par le biais d’assemblées générales.

La fédération SUD PTT interpelle la direction générale pour qu’elle exige de son représentant départemental de reprendre le dialogue sans chercher à rajouter des conditions incessantes et non règlementaires.
En cas de silence, La Poste prendrait la responsabilité de faire perdurer une situation préjudiciable pour tous.

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