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L’arme du bulletin de vote pour exprimer votre résistance

  • Contre le rouleau compresseur postal, renforcez le syndicalisme de lutte
  • Pourquoi voter SUD
  • Privatisation : Wahl et le gouvernement accélèrent
  • Les listes nationales Fédération SUD PTT

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Contre le rouleau compresseur postal, renforcez le syndicalisme de lutte

Au-delà des discours, postures, promesses (tenues ou non) des un-es et des autres, les élections professionnelles sont aussi l’occasion de tirer des bilans des 4 années écoulées. Les grandes orientations stratégiques des dirigeants de La Poste sont restées sur les mêmes rails, “Conquérir l’avenir” a succédé à “Ambition 2015”.

En fait d’ambition ou de conquête, on a surtout vu des suppressions d’emplois en pagaille (plus de 16 000 depuis 2014), des fermetures de bureaux de poste (à tel point que plus de la moitié des 17 000 points de contacts ne sont plus des bureaux de plein exercice). Les organisations du travail pathogènes se sont encore plus développées, et la charge de travail a augmenté. Il n’y a qu’à regarder les chiffres fournis par La Poste !

En 2017, le nombre de jours d’absence pour maladie est 22% plus élevé qu’en 2013 (pour 24 000 agents en moins !). Le taux d’absentéisme global atteint 7%, pour une moyenne nationale de 4,5%.

Un bilan social désastreux pour une équipe dirigeante qui prétend sauver le bateau postal. Mais ce n’est surtout pas le moment de se résigner. Au contraire, le vote SUD est un vote de résistance, celle que nous voulons construire avec vous, au-delà des élections.

Pourquoi voter SUD

La défense des personnels
sans compromission

Nos détracteurs nous traitent souvent de jusqu’au-boutistes. Nous serions incapables de faire des compromis. La critique vient d’ailleurs autant de La Poste que de certaines organisations syndicales. L’exemple le plus couramment cité est le fait que nous ne signons pas d’accords.
Certes, nous n’avons pas le stylo facile, mais nous ne refusons pas d’apposer notre paraphe par principe. Pour preuve, nous avons par exemple signé l’accord sur le logement et celui sur le télétravail parce que, malgré leurs limites, ils offrent des avancées pour les agents. En revanche, l’immense majorité des accords sanctionne de véritables reculs pour les personnels. Prenons, par exemple, l’accord sur les métiers de la distribution. Les mois qui se sont écoulés depuis sa signature ont démontré combien pesaient les primes et les promotions, au regard des conséquences des réorganisations que cet accord permet et accompagne.
Alors le compromis, dans certaines conditions, oui, mais la compromission, très peu pour nous !

Créer le rapport de force collectif

Nos patrons nous imposent un management de plus en plus autoritaire et infantilisant, qui vise, entre autres, à nous isoler les un-es des autres.
Nous pensons, au contraire, qu’une des urgences est de remettre partout du collectif, c’est même une raison d’être du syndicalisme. Le collectif, c’est non seulement mieux vivre au travail, c’est aussi notre meilleure force. Nous sommes les plus nombreuses et les plus nombreux, et c’est nous qui faisons tourner la machine. D’ailleurs nos dirigeants feignent de s’en apercevoir quand nous sommes en grève !

Sur ce terrain comme sur les autres, nous ne cédons pas un pouce. Grèves de 24 heures, grèves illimitées, nous poursuivons toujours le même objectif : construire le rapport de force le plus massif et le plus unitaire, parce que c’est ce qui est efficace.

Au printemps dernier, nos militant-es ont ainsi été aux avant-postes pour construire des grèves départementales contre la casse du métier de facteur. Nous avons été aussi moteurs dans les grèves locales dans les PIC et les guichets, idem dans les grèves nationales (COBA...).

Agir par tous les moyens nécessaires

Dès 2010, nous dénoncions le changement de statut de La Poste comme le début d’une privatisation rampante... La perte de l’actionnariat majoritaire par l’Etat, annoncée à la rentrée, montre que nous ne nous étions pas trompés.
Mais ce qui nous importe, ce n’est pas d’avoir raison tous seuls, c’est de contribuer concrètement à changer les choses ! Quant il s’agit de défendre pied à pied nos collègues, de stopper les mauvais coups de nos dirigeants, nous utilisons tous les moyens.

C’est ainsi que nous avons accompagné et soutenu Emmanuelle, victime d’agressions sexuelles de la part d’un supérieur hiérarchique, contre la direction de La Poste. Cette dernière a été notamment condamnée à lui verser 126 000 euros. Cette victoire est un pas important dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail.
En juillet dernier, La Poste a été, pour la 1ère fois, renvoyée en correctionnelle pour prêt de main-d’œuvre illicite et délit de marchandage. Dans ce dossier, qui concerne la mort en 2012 d’un salarié sous-traitant au Colis, nous comptons non seulement faire en sorte que justice soit faite, mais aussi mettre fin aux pratiques d’utilisation abusive de la sous-traitance.

A l’heure des choix,
renforcer l’outil SUD-PTT

Les élections de cette fin d’année, dans ce contexte, ont une importance capitale. Vous qui êtes appelé-es à voter vous avez, aujourd’hui plus que jamais, besoin d’un outil utile. Parce qu’il ne suffit pas de réfléchir au monde de demain, il faut aussi se préoccuper au quotidien des évolutions des conditions et de l’organisation du travail.
Cet outil, vous le cotoyez tous les jours dans les services, via ses militant-es ou en lisant nos publications. C’est en même temps une arme dont vous savez vous saisir pour vos combats.

Les votes en faveur de SUD PTT, en renforçant notre syndicalisme, seront déterminants pour le rapport de force dont nous avons besoin, au vu des projets et des réorganisations annoncés.
Voter pour les listes SUD, c’est aussi envoyer un message clair à nos patrons, ceux qui réorganisent à tour de bras sans jamais nous écouter. Alors, pour leur souffler bien fort dans les oreilles, pour exprimer notre ras-le-bol, le bon bulletin, c’est celui qui ne lâche rien !

Privatisation : Wahl et le gouvernement accélèrent

Le 29 août dernier Philippe Wahl annonçait aux fédérations syndicales que le gouvernement allait proposer une modification de la Loi postale afin d’enclencher le rapprochement entre la Poste et la CNP Assurances (Caisse Nationale de Prévoyance). À la suite de cette modification, et d’ici à 18 mois, l’État ne sera plus l’actionnaire majoritaire de La Poste. Par un jeu de meccano financier, la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) cédera ses parts de la CNP à la Poste. La CDC montera en contrepartie au capital de La Poste, devenant par là même actionnaire majoritaire.

Au-delà des discours qui se veulent rassurants sur la création d’un « pôle financier public » ou sur le développement de l’action territoriale, il s’agit en réalité, par cette opération, de poursuivre et d’amplifier la stratégie de La Poste de développement à l’international en apportant des fonds propres supplémentaires pour investir dans des entreprises du secteur de la logistique et du colis à l’étranger. Ainsi, ce sont environ 6,5 milliards d’euros qui seront apportés au capital de La Poste, via l’apport des parts de le CNP détenues par la CDC.

6,5 milliards qui, bien évidemment, ne serviront pas à financer le service public. On peut prendre comme exemple le secteur de la dépendance, dans lequel La Poste investit également, mais uniquement pour faire des bénéfices, en participant à la marchandisation d’activités qui relèvent des missions de service public envers les usagers. Cette somme ne sera pas plus utilisée pour augmenter nos salaires, qui stagnent depuis des années alors le coût de la vie augmente. Par contre, le groupe La Poste aura connu une transformation en profondeur, touchant ses activités de base (celle-ci a déjà commencé), en laissant sur le carreau celles et ceux qui le font vivre depuis des années.

Cette stratégie de développement à l’international est pourtant hasardeuse, l’exemple de la poste hollandaise qui a fait ce pari il y a dix ans (et qui s’y est cassé les dents) le prouve. Les postier-es et les usagers seront les dindons de cette farce : suppressions massives d’emplois et fortes dégradations des conditions de travail, fermetures des bureaux de poste, financiarisation et bancarisation, renoncement au service public... Et si cela ne suffit pas et qu’il faut toujours plus de fonds, il ne restera plus qu’à commencer à ouvrir le capital de La Poste aux investisseurs privés. La boucle est bouclée !

Dès 2010, SUD avait alerté sur ce processus de privatisation rampante qui se mettait en place au moment de la transformation de La Poste d’EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) en Société Anonyme (SA) à capitaux publics avec l’État comme actionnaire majoritaire. À l’époque, nous l’affirmions déjà, ce passage en SA était la voie royale vers une privatisation totale. C’est pourquoi nous avons alors mené la bataille contre ce changement de statut (votation citoyenne, mobilisations...) en expliquant les conséquences à venir. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison, et ce rapprochement avec la CNP via la CDC est une nouvelle étape. Demain l’État ne sera plus actionnaire majoritaire, et après-demain ?

SUD réaffirme son opposition à tout projet de privatisation, même partielle. Ce sont au contraire un service public postal de qualité, des emplois qualifiés en nombre et rémunérés en conséquence, un vrai réseau de proximité de bureaux de poste de plein exercice qu’il faut.
Tout en apportant vos suffrages à nos candidat-es, SUD continuera à se battre pour les personnels et les usagers !

La fédération Sud PTT est membre de 25/27, rue des Envierges 75020 Paris - Tel : 01 44 62 12 00 - sudptt@sudptt.fr - www.sudptt.org